L’Orient et l’Occident : une mentalité de colons

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La colonisation, une justification judéo-chrétienne

La colonisation, toute une histoire, beaucoup d’avis différents (quoique dans notre société de la pensée unique politiquement-correct, tout le monde semble s’accorder sur le fait que la colonisation c’est M-A-L).  J’aimerai vous faire part d’une de mes réflexions: la mentalité de colons est un héritage de la religion judéo-chrétienne.

wow, je vous ai choqué, ca va ? Remettez-vous 😉

Alors d’où ça sort ça ? Et bien, il y a déjà bien deux ans, pour un cours d’écologie qui nous amenait à comparer le rapport des Chinois avec la nature et celui de l’Homme occidental, je tomba, à force de recherches et de clics, sur une citation de la Bible. J’en ai retrouvé une pour cette article, plus de détails : ce lien.

Et Adam nomma les animaux …

Le premier acte du propriétaire d’un animal est de lui donner un nom, tous les chiens en ont, chaque mouton a reçu le sien du berger. Par cet acte l’homme s’approprie l’animal, il devient son maître. Mais le nom est rarement dû au hasard, il peut correspondre à un aspect physique ou comportemental de l’animal. Et cet acte de nommer l’animal remonte selon la tradition chrétienne aux premiers jours de la Création, c’est même le premier acte officiel de l’Homme.

Les récits bibliques du cycle de la Création plantent tout d’abord le décor du paradis terrestre dans lequel se trouvait Adam. Les exégèses contemporaines ont divisé le récit de la Création en deux parties. Deux mains semblent avoir rédigé ce récit, et les deux textes ont été accolés. Le récit «yahviste» est de tradition plus ancienne et reflète le mieux les croyances tribales d’Israël véhiculées oralement. Le récit sacerdotal, qui a été mis par écrit par les prêtres en exil à Babylone, fixe le début de l’Histoire sainte par la création de l’univers.

D’après le récit de tradition «sacerdotale» (Gn. I), Dieu fit le jour et la nuit et leurs luminaires, le ciel peuplé d’oiseaux, la mer grouillante de poissons et la terre habitée par les bêtes et les hommes.

Après avoir créé l’environnement de l’homme, Dieu instaure une hiérarchie parmi les créatures. À l’homme, qu’il fit mâle et femelle (Gn I, 27), il donna la supériorité sur toutes les créatures terrestres, animales comme végétales.

Le récit «yahviste» (Gn. II) centré sur l’homme, donne quelques précisions quant à cette supériorité de l’homme. Dieu demande à Adam de nommer tous les animaux pour qu’il puisse ainsi se les approprier et les dominer, car «nommer c’est à la fois savoir et avoir»1(*). Les noms des animaux déterminent leur fonction sur la terre, Adam manifeste donc dans cette scène son discernement, sa science et son pouvoir, son rôle de seigneur de la terre.

Deux cultures, deux visions

Dans le confucianisme, qui est le courant de pensée le plus répandu en Asie, l’Homme doit être en « harmonie » avec la nature. Il en fait partie, il ne la contrôle pas, et surtout il ne la contrôle pas de « droit divin« . Ainsi, l’Homme est au même niveau qu’un chien (<- choquant ?) en terme de droit à la vie. On note dans le passage que je vous ai cité, que l'auteur parle de hiérarchie : Dieu place l'Homme au dessus de tous les autres animaux. Il y a tout d'abord Dieu, puis l'Homme (symbolisé par Adam), puis les animaux. On a aussi malheureusement encore le souvenir qu'il fut un temps où les Hommes qui n'étaient pas blancs, qui n'étaient pas Européens, ou tout simplement qui n'étaient pas Chrétiens, ne valaient pas mieux que des animaux. D'où ma théorie, je pense que ce droit divin qui nous donne la supériorité par rapport à la nature, a été interprété et a permis de justifier l’esclavage et la colonisation. Après tout, ce ne sont que des animaux, et comme Adam pendant la Genèse, nous les nommons, les contrôlons et nous en prenons possession. En effet, un esclave n’avait pas de nom, sauf celui que son maître avait choisi pour lui. Il n’avait pas de liberté et faisait partie des possessions, au même titre qu’un meuble.

La colonisation n’est d’ailleurs que la conséquence des multiples croisades. La religion permettait de « justifier » cette prise de possession des terres et de ses habitants.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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Voyageuse, entrepreneure et professeur de yoga, Cindy parcourt le monde avec son blog et son tapis de yoga sous le bras. Retrouvez ses conseils de yogi sur My Zen Yoga

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