[J’ai testé] faire du stop en Amérique Centrale

Ca me rappelle quand j’étais jeune ! Je me souviens au lycée, quand on en avait marre d’attendre le bus, on faisait du stop. Et malgré tous les récits de voyageurs qui se déplacent en stop à travers le monde, je n’avais jamais tendu le pouce en dehors de l’Hexagone. Enfin, jusqu’à notre voyage en Amérique Centrale.

autostop amerique centrale

Faire du stop au Nicaragua

Jusqu’à présent, nous avons principalement voyagé en Asie où l’on trouve facilement des bus pour se déplacer, des scooters pour une poignée d’euros, des agences pour organiser des trajets à bateau + train + bus (les fameux Joint-Tickets en Thailande) etc… Du coup, on se reposait pas mal sur les transports en commun et sur la location de deux roues.

Si en Asie, les scooters en location sont à tous les coins de rue, il est quasi-impossible d’en dénicher au Nicaragua ou au Costa Rica. Vous trouverez au mieux une agence qui en a 4 ou 5 à la location et c’est tout ! Après avoir chercher et chercher, nous trouvons quelqu’un qui loue un scooter : 40$ la journée + une caution de fou. On est bien loin des scooters asiatiques à 3€ + le passeport.

Aller à la Laguna de Apoyo depuis Granada, Nicaragua

Donc on a pris le bus depuis Granada pour aller à la Laguna de Apoyo. Pour moins d’un dollar, nous avons fait les quelques kilomètres qui séparent Granada de la ville voisine Masaya. Mais à partir de la route principale, il y a encore 10 kilomètres pour rejoindre la lagune. Bonne nouvelle : un taxi attend tranquillement au croisement. Mauvaise nouvelle : il nous annonce un tarif prohibitif en nous informant que nous venions de rater le bus qui mène à la lagune et que le prochain ne passe que dans une heure.

Voyant un pick-up tourner au croisement, un peu comme un réflexe, un peu comme une blague, sans vraiment y penser, je tends le pouce. Miracle, le mec s’arrête ! Je monte devant, mon compagnon à l’arrière et nous voilà partis ! Ce pick-up ramassera pas mal de monde, dont une famille avec un nouveau-né qui s’assiéra à l’arrière du véhicule : pas de ceinture, pas de siège bébé

Faire du stop au Costa Rica

La suite, on la connait : on fait du stop une fois, deux fois, trois fois. On y prend goût et finalement le stop devient un moyen de transport que l’on envisage à chaque déplacement. « Tiens, comment on fait pour aller là ? » « Ben soit on loue une moto, soit on prend le bus, soit on fait du stop. »

S’il n’était pas aisé de se déplacer au Nicaragua, la situation ne s’est pas arrangée au Costa Rica. Ben entendu, pour les longues distances, il y a de nombreux bus (les vieux tacos de bus scolaire jaune américain) mais pour se déplacer sur quelques kilomètres, là, cela devient bien plus difficile.

Je ne sais pas si notre espagnol n’était pas au niveau ou si les Costa-Ricains n’ont aucunes notions des distances, mais pour nous rendre à une ville voisine, nous avons marché près d’une heure en bord de route, sous un soleil de plombs, pour faire « 300 mètres », la distance qu’on nous avait annoncé. Rouges et transpirants, on arrive ENFIN au croisement (5 kilomètres après!) et là, on décide d’attendre un bus. Seulement voilà, ce bus arrive de Libéria, la seconde ville du pays, et ne passe que toutes les heures. Du coup, un pouce tendu et nous voilà dans la voiture d’un Tico (le surnom local) pour faire les 4 kilomètres qui nous séparaient de la plage de Playa Hermosa.

Ce sera la quasi-unique fois où un local nous prendra en stop dans sa voiture. Au Costa Rica, nous avons plutôt été pris en stop par des touristes ou des expats qui avaient loué une voiture.

Prendre des gens en stop au Costa Rica

C’est une chose de faire de l’autostop en Amérique Centrale, c’en est toute une autre de prendre quelqu’un dans sa voiture, ne sachant pas s’il s’agit d’un psychopathe en puissance ou non ! Mais, on a immédiatement ressenti le besoin de rendre la pareille, de proposer des « rides ».

Parmi les meilleures expériences d’autostop du Costa Rica, on prendra un Tico en stop près de Monteverde dans les montagnes. En discutant, on lui explique qu’on cherche une auberge. Nous avions déjà fait quelques recherches sur le net et avions quelques noms en tête. Coincidence, ce monsieur s’arrêtait pile devant l’hôtel que l’on cherchait. On recommande d’ailleurs vivement la Casa Tranquilo

Nos conseils pour faire de l’autostop en Amérique Centrale

On a de nombreuses fois été pris en stop par des expats, par pitié et pour nous sauver (sic!). Durant le trajet, on nous racontait alors multiples faits divers sordides sur l’autostop. Nos chers chauffeurs s’étaient donc arrêté pour qu’on ne monte pas avec des gens bizarres ! Tout ça n’était pas très rassurant d’ailleurs.

Nous étions deux, bien que je sois profondément féministe, je me sens malgré tout obliger de préciser : deux dont un homme. Et malheureusement, dans une société aux tendances machos version latino, c’est un détail qui a du avoir son importance. Bien entendu, on peut, et des centaines de personnes le font, faire du stop en étant une femme et en voyageant seule ou à plusieurs.

Comme toujours en voyage, je conseille de suivre son feeling. Si vous le sentez pas, ne montez pas :)

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Voyageuse, entrepreneure et professeur de yoga, Cindy parcourt le monde avec son blog et son tapis de yoga sous le bras. Retrouvez ses conseils de yogi sur My Zen Yoga

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