Vivons-nous pour la retraite ?

#TGIF, arrh le lundi, vive l’été, vive les vacances, et bientôt la retraite : vivons-nous dans le futur ? A force de messages, d’image et de citations sur les réseaux sociaux, on pourrait croire que nous vivons pour les weekends, pour le samedi soir, pour nos cinq semaines de congés, pour les RTT et la retraite. Mais que faisons-nous le reste du temps ?

vivre au présent

Génération Y : recherche de sens et job-out

Symptômatique de la génération Y, le #job-out signifie quitter un emploi bien payé, souvent dans un grand groupe, avec un CE et des tickets resto, et avec le Saint Graal qu’est devenu le CDI. Qui oserait refuser ou pire, démissionner d’une telle opportunité ? La réponse : toute une génération qui met en avant la qualité de vie et le ratio travail/loisir en avant. En effet, l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle est le cheval de bataille de ses jeunes en quête de SENS. Quel sens y a-t-il à passer chaque instant à espérer un bon moment lointain ? Quel sens y-a-t-il à constamment ressasser le passé ? Sommes-nous là pour uniquement payer nos factures puis mourir ?

Pourquoi vivons-nous ? Qu’est-ce que le bonheur ?

S’il s’agit d’une grande question de la vie, la science semble apporter sa pierre à l’édifice suite à plusieurs études sur le bonheur et qu’est ce qui nous rend heureux. Alors que la société de consommation bat son plein et impose sa vision de la vie aux pays en voie de développement, les études scientifiques prouvent que les biens matériels nous rendent bien moins heureux que les expériences. Il vaut donc mieux dépenser son argent dans des activités ou des voyages plutôt que dans le dernier iPhone ou un grand écran plat. La nouvelle génération semble s’être fait sienne cette idée. C’est en effet ce que rapporte une étude de Golden Sach : seul 15% des milleniums sont tentés par l’achat d’une voiture neuve.

Les rapports humains sont également encensés par les scientifiques : l’homme est un animal profondément social et seul, il dépérit. C’est l’isolement des rapports humains qui amènent l’Homme à se tourner vers des substituts : shopping, alcool, drogue …

A la recherche du bonheur : Vivre l’instant présent

Vendu à plus de 3 millions d’exemplaires et traduit en 33 langues, « Le pouvoir du moment présent » d’Eckhart Tolle souligne une prise de conscience de la société face à ce besoin continuel de vivre par anticipation. L’intérêt grandissant dans nos sociétés occidentales pour la méditation et le yoga va également dans ce sens. Pour autant, cette intuition n’est pas nouvelle. On l’a retrouve déjà dans la locution latine d’Horace Carpe Diem, repris plus récemment dans le Cercle des Poètes Disparus (1989).

Carpe Diem : saisir l’instant sans se soucier du lendemain


Vivre l’instant présent signifie apprécier cet instant, dans toute sa beauté, et prendre plaisir et fierté à faire des choses simples, mais avec conscience. Avec conscience, c’est à dire en pensant à ce qu’on est en train de faire et non pas à ce qu’on fera plus tard ou à regretter ce qu’on a fait (ou pas fait). Cela se retrouve dans l’art de la cérémonie du thé au Japon : ce plaisir de faire les choses correctement et selon la tradition, aussi basique que cela puisse être (servir du thé).

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Voyageuse, entrepreneure et professeur de yoga, Cindy parcourt le monde avec son blog et son tapis de yoga sous le bras. Retrouvez ses conseils de yogi sur My Zen Yoga

Une réponse à Vivons-nous pour la retraite ?

  1. Carpe Diem : c’est le #Yolo d’hier 🙂
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